Austérité, le festin des actionnaires
1 commentaireUn président de la République marginalisé, un premier ministre sur le départ, une population excédée. Le pouvoir français va-t-il s’accrocher à son plan d’austérité consistant à rançonner salariés, retraités et malades pour financer l’armée et rétablir les comptes ? Et l’État continuera-t-il d’alimenter à fonds perdu les profits des grandes entreprises ?
Au cœur de l’été, le télescopage est passé presque inaperçu. Peut-être parce que le plan présenté le 15 juillet par le premier ministre français pour rééquilibrer les comptes publics a capté toute l’attention. De fait, l’offensive budgétaire du gouvernement ne s’embarrasse même pas de feindre l’équité. Taxation des malades, rabotage des droits des chômeurs, gel des prestations sociales, désossage des services publics, suppression de deux jours fériés, etc. : le coût du grand réarmement européen pèsera sur les plus fragiles… Car c’est de ces pelés, de ces galeux que vient tout le mal ! Rentrer de l’hôpital en taxi quand on a encore la force de marcher ? « Un coup de poignard au pacte social ». La veille, dans Le Parisien, la ministre du travail Catherine Vautrin déplorait de son côté l’ampleur de cette « gruge » : 13 milliards d’euros — dont plus de la moitié, oublia-t-elle de préciser, commise par les employeurs sous forme de travail dissimulé.
Mais, quelques semaines plus tôt, un tout autre son de cloche avait subrepticement retenti dans le débat public. Le 1er juillet, les sénateurs O Rietmann et F Gay remettaient à M. Gérard Larcher leur rapport sur l’utilisation des aides publiques aux grandes entreprises. Le type même de document qui, sitôt reçu, a dû brûler les doigts du président de la Chambre haute. Car le constat des parlementaires, l’un communiste, l’autre républicain, renvoie la « fraude sociale » qui obsède Mme Vautrin à une espièglerie de Castors Juniors :
chaque année, l’État-mamma offre — souvent sans contrepartie, ni contrôle, ni évaluation — plus de 200 milliards aux entreprises.../...
P Rimbert & G Rzepski Le diplo septembre
Vos commentaires
# Le 30 août à 18:21, par Vincent
211 milliards par an, selon un calcul récent du Sénat.
A quoi s’ajoutent la fraude et l’évasion fiscale des plus riches : entre 80 et 100 milliards d’euros par an.
Le total commence à faire une belle dépense annuelle de NOTRE pognon...
300 milliards chaque année, donnés aux plus grosses entreprises contre… rien, ou volés par les plus riches.
Tiens, ce serait intéressant de comparer avec les « dépenses » que nous coûtent les immondes Karim et Rachida.
Surtout qu’une fois les fake news mises à l’épreuve de la vérité, les recettes générées par les étrangers et les dépenses publiques qu’ils engendrent s’équilibrent (OCDE, Perspectives des migrations internationales).
Pas de bol pour Zemmour et Le Pen.